LE PETIT CHAPERON ROUGE

de Joël POMMERAT

LE PETIT CHAPERON ROUGE ©Adrian Limani

Mise en scène
et direction musicale

THOMAS BELLORINI

 

Dramaturgie et collaboration artistique :
Hélène Madeleine Chevallier

 

Avec :

Samy Azzabi

Hélène Madeleine Chevallier

Stanislas Grimbert

Agathe Saliou

Zsuzsanna Varkonyi

Création lumière :
Thomas Bellorini et Marc Gingold


Création son
: Nicolas Roy

 

Coproduction :

Théâtre Montansier, Compagnie Gabbiano avec le soutien de la Maison des Arts de Créteil

 

À partir de 6 ans

« LE LOUP. Qu'est-ce que tu fais par ici ? Tu es très jolie... 

LA PETITE FILLE. Toi aussi tu es très joli aussi... je vais quelque part... chez ma grand- mère qui est la mère de ma mère et qui est très vieille comme le sont souvent les vieux maintenant. 

LE LOUP. Jamais on ne voit d'enfant comme toi venir toute seule jusqu’ici.

LA PETITE FILLE. Je crois que je suis sortie de mon chemin en jouant un peu avec mon ombre et j'ai atterri comme ça sous les grands arbres sans faire attention. »

Le Petit Chaperon rouge, Joël Pommerat

Dans Le Petit Chaperon rouge quelque chose nous précède : une histoire plus ancienne que nous, qui traverse les siècles, les peurs, les enfances, et continue de parler secrètement à nos nuits. Dans la réécriture de Joël Pommerat, le conte retrouve une densité singulière : il n’est plus seulement le récit d’un danger, mais celui d’une traversée. Traversée de la peur, de la séparation, du désir d’émancipation. Le chemin dans la forêt devient un passage intérieur, une quête initiatique.

À la mémoire vivante, archaïque, presque rituelle du conte, des chants traditionnels hongrois, porteurs d’une oralité ancienne, d’une mélancolie brute et d’une forte puissance incantatoire, dialoguent secrètement avec le récit. Le chant accompagne les passages, les métamorphoses, les moments de bascule.

Créer ce spectacle au Théâtre Montansier, lieu de transmission et d’invention, c’est faire le pari qu’un conte adressé à tous, enfants, adolescents, adultes, peut encore être un lieu de trouble, de pensée et de poésie. Car Le Petit Chaperon rouge n’est peut-être rien d’autre que cela : l’histoire de ce moment fragile où l’on quitte le connu pour entrer, seul, dans la forêt.