Le dernier voyage de Sindbad

de Erri De Luca

Traduction en langue française Danièle Valin

Mise en scène et direction musicale : Thomas Bellorini — Création 2017

du 30 Novembre au 20 Décembre 2017

au Théâtre 13/Seine (CENTQUATRE - Hors les murs)

Réservations

... C’est une démarche comparable qui conduit Thomas Bellorini, compositeur et metteur en scène, lorsqu’il monte une adaptation d’un texte de l’Italien Erri De Luca, Le Dernier voyage de Sindbad. (...) Dans un espace noir, il s’agit d’une sorte d’oratorio, sobre, presque sévère dans l’économie de jeu, de déplacements, mais très profond, puissant, sincère et beau. On serait sur le pont d’un bateau, en haute mer. Une acrobate donne le mouvement ascensionnel et dansant, l’espérance. Sur le pont, les protagonistes, douze interprètes, qui disent et chantent. Certains magnifiquement. Ce sont les musiques réunies, Orient et Occident mêlés, musiques spécialement composées ou choisies dans des répertoires qui disent bien l’exil, l’arrachement aux racines, mais la fierté et la grâce, qui font la matière essentielle de la transposition d’un texte qui date d’il y a quelques années. On n’est pas ici dans le pur présent de ce qui se passe aujourd’hui en Méditerranée, mais que l’écrivain italien continue de suivre comme on a pu le lire dans un reportage saisissant, une double page du Monde. Un très beau travail, sensible et sans faiblesse, à hauteur de l’ambition et de l’humanité d’Erri de Luca, de son courage intellectuel et physique, qui est restitué et touche profondément. Armelle Héliot - L'Avant-Scène  Article intégral

Avec
Brenda Clark
Anahita Gohari
Stanislas Grimbert
Gulay Hacer Toruk
Simon Koukissa
Frédéric Lapinsonnière
Adrien Noblet
Céline Ottria
Francois Perache
Marc Schapira
Zsuzsanna Varkonyi
Jonathan Zeugma

Lumières - Victor Arancio
Son – Nicolas Roy

 

Le rôle du Capitaine Sindbad a été interprété par CLAUDE MATHIEU
lors des  trois représentations de février 2017 au Centquatre Paris


Hanté par la thématique de l’exil, Thomas Bellorini créait en 2014 À la périphérie, de Sedef Ecer. Admiratif de l’œuvre d’Erri de Luca, il montera l’un de ses rares textes dramatiques, L’ultimo viaggio di Sindbad, en 2017. Un spectacle musical en hommage aux passagers du monde.

Sindbad, capitaine d’un vieux bateau, transporte des « marchandises humaines ». Inspiré du personnage des Mille et nuits, ce marin accueille en sa soute des migrants qui rêvent d’un Eldorado européen. Passagers de la malchance, ce sera pour tous un dernier voyage. S’il fait référence à un bateau albanais, coulé par un navire de guerre italien en 1997, ce récit poétique et politique est universel. Italien lui aussi, féru de musique et de poésie, Thomas Bellorini se saisit de ce conte tragique pour évoquer la grande Histoire qui bégaie. Si le texte d’Erri de Luca fait écho aux drames des migrants, son histoire s’ancre dans bien d’autres récits. Aux confins de légendes et de rites, comme une ode désespérée à la vie. Ebloui par l’écriture chorale de ce texte, Thomas Bellorini - qui a une formation de chef de chœur -, entend restituer cette multitude de voix. Il puisera par ailleurs dans les vers d’Aller-Simple, un recueil de poésie de l’écrivain italien sur ce thème des migrants, pour créer un climat sonore de langues en s'appuyant sur les différentes origines des comédiens de son équipe (Italie, Hongrie, Turquie, Canada, Iran)… Avec douze interprètes au plateau dont une artiste aérienne, avec la musique d’orient et d’occident pour fil conducteur, dans un décor épuré, Thomas Bellorini nous fera entendre ce funeste voyage.

Sylvie Martin-Lahmani
Le traduction française est éditée chez GALLIMARD

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©Photo PIERRE DOLZANI